venerdì, dicembre 28, 2012

Centrafrica. Nel mezzo del nulla.


Nessuno se n'è accorto, ma il 10 dicembre è iniziata una nuova guerra. Ci troviamo nella Repubblica Centrafricana, un Paese nel mezzo del nulla. O meglio, nel mezzo dell'Africa.
Un gruppo di ribelli delle regioni settentrionali stanno marciando verso la capitale, Bangui, contestando un accordo di pace firmato nel 2008 con il presidente Bozizé, a sua volta salito al potere con la forza nel 2003.

Ad oggi, del Centrafrica non interessa nulla a nessuno. Fino a quando non inizieranno ad arrivarci terroristi, contrabbandieri, rapitori e mullah. Ma allora sarà troppo tardi. Del resto, anche il Mali era nel mezzo del nulla...


Di seguito unì'intervista di Le Monde a Roland Marchal, uno dei massimi esperti della regione, che spiega sinteticamente cosa sta succedendo in Centrafrica.

Centrafrique : "L'avancée de la rébellion est étonnante"

Roland Marchal, spécialiste de l'Afrique subsaharienne au Centre d'études et de recherche internationales (CERI) de Sciences Po Paris, revient sur les enjeux de ce conflit.

Comment expliquer que le Séléka ait pris les armes contre le président François Bozizé ? Qui dirige ce mouvement et quelles sont ses chances de renverser le président ?
C'est une organisation dont on sait assez peu de choses. Elle est formée de groupes dissidents de deux mouvements qui contestent la mise en œuvre des accords de paix de Libreville passés en 2008 entre le pouvoir et les groupes rebelles : l'Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR) et la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP). Ils estiment que ces accords ne vont pas assez loin, que leurs revendications locales ne sont pas prises en compte, notamment sur la prise en charge des combattants. Le paradoxe est que ces mouvements sont commandés par des leaders qui avaient, à l'époque, rejeté ces accords.
Le chef qui fait la différence au sein de ce mouvement est Michel Djotodia, ancien diplomate et fondateur de l'UFDR, ainsi que son porte-parole Djouma Narkoyo et Eric Massi, le fils de Charles Massi, un ministre du président Bozizé ayant fait défection et tué. Ces personnes ne sont pas connues sur la scène politique centrafricaine. Ce sont des personnalités à la marge, qu'on imagine mal s'installer dans la capitale dont ils ne connaissent pas les élites. 
Le mouvement a très vite réussi à contrôler des villes dans le nord du pays car l'appareil d'Etat n'est pas présent, surtout dans l'est du pays. Par effet boule de neige, fort de ses victoires, le mouvement a été rallié par des groupes marginaux et cette partie de la garde présidentielle composée de Tchadiens postés dans la zone frontalière ayant longtemps vécu en Centrafrique. Ils avaient participé à la prise de pouvoir du président Bozizé mais ont été renvoyés fin 2011 face aux problèmes de défection.
Le Séléka est une alliance très hétéroclite et il est surprenant de voir qu'il dispose d'une bonne chaîne de commandement. Politiquement cependant, il ne pourra pas tenir longtemps car il est composé de groupes aux intérêts trop divergents, que ce soit l'argent, l'accès à des fonctions politiques, aux ressources du pays. C'est une des raisons pour lesquelles le Séléka n'est pas pressé d'aller aux négociations car il sait que son unité pourrait vite voler en éclats.
Comment expliquer cette rapide prise de pouvoir de la rébellion ? Disposent-ils d'un soutien interne ou externe ?
Que ces gens aient facilement pris le pouvoir sur leur propre base territoriale ou ethnique n'est pas étonnant. Ce qui est étonnant est de voir leur avancée dans le pays. Cette rébellion combat bien et ne se comporte pas comme avant, en procédant à des pillages ou en maltraitant la population. C'est un signe que cette rébellion est riche, que les combattants peuvent manger à leur faim et qu'il existe une discipline militaire relativement bonne. La question se pose alors de savoir d'où vient l'argent. Il ne vient pas des chefs de la rébellion.

François Bozizé
Le suspect idéal est bien entendu le Tchad. Mais je suis assez dubitatif car certains incidents montrent que le président tchadien, Idriss Déby, hésite à intervenir. Il sait que si cette rébellion gagne Bangui, elle va se diviser. Cela donnera lieu à de nouveaux combats dans le Nord et ne permettront pas de sécuriser la région comme il le désire. Aurait-il passé un accord avec cette rébellion ? Cela n'est pas exclu, si l'on considère qu'il a fait libérer récemment des membres de la rébellion.
François Bozizé a pris le pouvoir avec l'aide d'Idriss Déby. Mais il s'est peu à peu autonomisé, s'est enrichi à la tête de l'Etat et a cessé de suivre ses conseils, notamment dès 2006 sur les politiques à mettre en œuvre pour régler les problèmes avec les groupes rebelles. Au printemps, les chefs d'Etat de la région lui avaient une nouvelle fois enjoint de régler ces problèmes en ouvrant un dialogue national et en donnant une plus grande place à l'opposition.
M. Déby est peut-être parvenu à la conclusion que le président Bozizé n'est pas capable de faire le travail et qu'il faut le changer. Cependant, soutenir une rebellion au Nord, plutôt musulman, et perçue à Bangui comme composée de Tchadiens, pourrait détériorer davantage les relations entre Centrafricains et Tchadiens et forcer M. Déby à intervenir en Centrafrique contre d'éventuels incidents. En outre, la nature ayant horreur du vide, il faudrait qu'il y ait une alternative crédible au président Bozizé. Or, cela ne semble pas être le cas avec le Séléka, ni au sein de l'opposition centrafricaine qui est très hétérogène, même si elle s'est réunifiée face à l'avancée de la rébellion. Le président tchadien est pris dans ces contradictions.
Comment expliquer la position de la France, ancienne puissance coloniale en Centrafrique, qui a dit qu'elle n'interviendrait pas malgré les appels en ce sens du président Bozizé et du président tchadien?
Les Français sont dans une position délicate face à l'appel du président tchadien. La France rétorque que c'est un problème centrafricain, interne, qui doit donc être réglé par la commission de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale ou l'Union africaine. Cette position est logique sauf qu'elle ne résout pas la crise dans laquelle la Centrafrique est aujourd'hui. 
Ces dernières années, la France a fait en Centrafrique du micromanagement à court terme. On a gagné dix petites batailles et finalement on a tout perdu car la Centrafrique a continué à s'enfoncer. C'est la même chose pour l'Union européenne qui n'exprime pas un grand intérêt à résoudre cette crise. Contrairement à des conflits comme le Mali, la Côte d'Ivoire ou la piraterie en Somalie, la France semble ne pas exprimer ici un grand intérêt à intervenir.
C'est toute l'histoire de la France en Centrafrique, colonisée un peu par erreur et à un moment d'épuisement, et dont on n'a jamais voulu faire quelque chose. Depuis les années quatre-vingt-dix, le pays est une épine dans le pied de la France car les entreprises françaises là-bas ne font pas beaucoup d'argent du fait du climat délétère pour les affaires. En outre, un glissement de la Centrafrique dans la guerre ne remettrait pas en cause les équilibres dans la région. Le seul danger est que le manque de contrôle de ce territoire grand comme la France par les autorités centrafricaines laisse une liberté totale à des opérateurs économiques et militaires, à l'instar des contrebandiers, pour se déplacer.

martedì, agosto 21, 2012

L'ultimo imperatore d'Etiopia

É morto ieri sera, al termine di una lunga e misteriosa malattia, Meles Zenawi, primo ministro etiopico. Nato nel 1955 nella città di Adua, nota per la disfatta subita dalle truppe italiane ad opera del negus Menelik II nel 1896, si è spento a soli 57 anni dopo aver guidato l'Etiopia per 21 anni.
La morte di Meles giunge a pochi giorni dalla scomparsa di un altro punto di riferimento importante per l'Etiopia, il patriarca della chiesa copta Abuna Paolos. Entrambi appartenevano allo stesso gruppo etnico, i Tigrigna, che dopo essere stati di fatto dominanti all'interno della classe dirigente etiopica negli ultimi anni, pur essendo minoritari dal punto di vista demografico, andranno incontro ad un probabile ridimensionamento nel complesso scacchiere dei rapporti interetnici nel Paese del Corno d'Africa.
Meles inizia la sua militanza politica nei ranghi del Fronte Popolare di Liberazione del Tigray (TPLF). É la metà degli anni '70, il TPLF dichiaradi rifarsi ad un'ideologia rigidamente marxista-leninista, ispirandosi all'Albania di Enver Hoxa, ossia al veteomarxismo più intransigente. Meles giunge alla guida del TPLF, che condurrà sino alla vittoria finale contro il regime di Mengisti Hailemariam nel 1991. A rovesciare il regime di Mengistu - anch'esso, per inciso, comunista filo-sovietico - è un fronte formato da una molteplicità di movimenti a base regionale, come il TPLF, che comprende anche il Frinte Popolare di Liberazione dell'Eritrea, guidato da Isaias Afeworki. Tra il 1991 e il 1993 l'Eritrea avrebbe ottenuto la tanto agognata indipendenza, accettata di buon grado da Meles, nel frattempo divenuto presidente dell'Etiopia. La pace avrebbe resistito solamente pochi anni: nel 1998, una disputa territoriale scatenò una guerra fratricida che si concluse nel 2000, ma che in maniera "fredda" prosegue tutt'ora. Meles e Isaias, parenti e compagni di lotta, non hanno mai saputo trovare un compromesso, anzi sicuramente la disputa tra i due paesi ha sofferto dell'incapacità dei due leader di superare la personale acrimonia reciproca e di ristabilire un canale di comunicazione.
A parire dalla metà degli anni '90, Meles si fece promotore di una "rinascita" etiopica che avrebbe dovuto rilanciare il Paese non solo al suo interno ma nel suo ruolo regionale e africano. Egli venne salutato da Bill Clinton come esempio di una "nuova generazione di leader africani", e nel 2003 Tony Blair lo chiamò a far parte della sua tanto pomposa quanto inconcludente Africa Commission. L'ex-guerrigliero marxista-leninista era infatti divenuto nel frattempo il più saldo alleato dell'Occidentr in una regione che, tra il Sudan islamista e il collasso della Somalia, rischiava di divenire una polveriera ostile e incontrollabile. Grazie anche ai cospiqui aiuti occidentali e ad un regime di tassazione vessatorio nei confronti delle ONG straniere, Meles riuscì ad avviare l'Etiopia verso tassi di crescita sostenuti, anche se disegualmente distribuiti. Soprattutto, furono le aree rurali ad essere escluse dai benefici dello sviluppo.
Dal punto di vista politico, Meles si dichiarava un sostenitore della democrazia, ma come molti altri leader della sua generazione, ad esempio il ruandese Kagame o l'ugandese Museveni, riteneva che la situazione socio-economica del proprio Paese non permettesse ancora una piena democratizzazione, che sarebbe sfociata nell'etnicizzazione della politica mettendo a repentaglio l'unità dell'Etiopia. Nell'ultimo decennio, il regime guidato da Meles ha attraversato un'involuzione costante, con oltre 200 attivisti dell'opposizione uccisi dalla polizia in seguito alle elezioni del 2005, e un imbarazzante 99,9% di maggioranza ottenuto dal Fronte Popolare Etiopico Democratico Rivoluzionario, ossia il partito di governo, nelle successive consultazioni del 2010.
Paradossalmente, a questa parabola discendente sul piano interno ha corrisposto una crescente credibilità di Meles sul piano internazionale, sia come promotore di iniziative di pace in Africa - con l'importante ruolo giocato dall'Etiopia nella crisi tra Nord e Sud Sudan - che come voce di un'Africa nuova, decisa a sfidare gli sterotipi e a presentarsi al mondo come un continente dinamico e in crescita. Invitato fisso del G20, Meles aveva anche rappresentato l'Africa alla Conferenza di Copenhagen sui cambiamenti climatici. Tutto ciò grazie ai suoi eccellenti rapporti con l'Occidente, e in particolare con gli USA. La convergenza di interessi tra Addis Abeba e Washington si era realizzata nel corso della War on Terror: l'Etiopia, da sempre desiderosa di imporre una tutela sulla Somalia, aveva ottenuto l'appoggio di Washington per intervenire militarmente all'interno di quest'ultima nel 2006, per impedire l'ascesa delle Corti Islamiche - movimento che aveva riportato l'ordine in nome della sharia a Mogadiscio dopo quindici anni di devastazioni. Fu un intervento che rispondeva all'interesse etiopico di prevenire il consolidamento di un regime ostile in Somalia, ma che naturalmente si inseriva nel quadro di un più ampio impegno americano contro l'islamismo militante. L'Etiopia avrebbe ritirato le sue truppe un anno dopo, ma i voli dei droni americani dal suolo etiopico proseguono tutt'ora.
L'alleanza con gli USA rimpingua le casse di Addis Abeba e permette all'Etiopia di continuare ad influire sulle vicende somale, ma ha avuto conseguenze tutt'altro che benefiche sull'evoluzione della crisi somala stessa: le Corti islamiche non sono state sconfitte ma si sono indebolite e frammentate, l'intervento etiopico ha accentuato il risentimento anti-occidentale e anti-cristiano, l'islamismo somalo si è radicalizzato  trovando espressione nel movimento terroristico al-shabab. Solo più recentemente, negli ennesimi negoziati guidati dall'ONU per tentare una stabilizzazione del fallito stato somalo, l'Etiopia ha accettato di giocare un ruolo più costruttivo.
Meles è stato al centro di questi avvenimenti e di molti altri che non ho potuto riportare per brevità. Si è affermato come un leader africano capace di muoversi sullo scenario internazionale con personalità, dando l'impressione di avere qualcosa in più di molti suoi pari, ma non ha potuto o  voluto sovvertire un modo di governo personalistico e autoriario ereditato da generazioni di leader etiopici e africani. E dopo battaglie per cui bisogna rendergli onore, questa è stata senza dubbio una cocente sconfitta.


lunedì, maggio 14, 2012

L'Europa è in declino?

Capisco che la domanda, di questi tempi, può sembrare retorica. La question però non è solo il declino economico - evidente - del nostro continente, ma soprattutto il fatto che esso sembra aver smarrito il suo soffio vitale, la stessa passione per l'unità europea, e di conseguenza la sua missione nel mondo e nella storia.
Mi ha colpito una citazione fatta da Andrea Riccardi nel suo intervento al convegno "Insieme per l'Europa" tenutosi alcuni giorni fa a Bruxelles. La frase è del filosofo francese Alexandre Lacroix: “Siamo come i romani del tardo impero, arrivati all'ultimo capitolo della nostra gloriosa (e violenta) storia? Edonisti e cinici, incuranti delle leggi e di Dio, incapaci di prendere qualcosa sul serio tranne noi stessi, non in grado di proiettarsi nel futuro, impigriti dalle comodità, superficiali e viziati, ci meritiamo di essere superati da altri popoli, più giovani, più ambiziosi, più forti?”. Penso che ci sia bisogno di prendere sul serio questa domanda, o passeremo alla storia come la generazione che ha assistito impotente ad un declino che forse - non ci credo - non si potrà evitare, ma contro il quale almeno si dovrebbe provare a combattere.
 

martedì, aprile 03, 2012

Morte di un grande egiziano

La notizia è giunta fino sui nostri media, che ormai hanno smesso di accendere i riflettori sui Paesi nel Nord Africa. Per loro sì, quella araba è stata proprio una "primavera", nel senso che l'interesse per quello che succede al di là del Mediterraneo è in fretta svanito. Ma la morte del papa Shenouda III, patriarca della Chiesa copta d'Egitto, non poteva passare inosservata. Andando in Egitto, ho trovato una comunità copta intimorita del futuro, ma anche forte nella propria identità e desiderosa di giocare un ruolo nell'Egitto di domani. Certo, la democrazia ha portato con sé molte incertezze, ma in realtà la "protezione" di cui i cristiani godevano sotto Mubarak era ambigua e illusoria: quando infatti il regime aveva bisogno di una valvola di sfogo per il malcontento popolare, utilizzava anche i copti come capro espiatorio. Non a caso, i responsabili del terribile attentato alla chiesa dei Due Santi di Alessandria in occasione del Natale copto del 2011 non sono mai stati presi, ma molti pensano si annidino in realtà tra le fila dello stesso Ministero dell'Interno. 
Un graffite su un muro del Cairo: il futuro dell'Egitto
Nel Parlamento egiziano appena eletto, i copti sono rappresentati solamente da 13 deputati su 498. Tale percentuale è fortemente inferiore al peso demografico dei copti: su 80 milioni di egiziani, a seconda delle stime i cristiani (per la stragrande maggioranza copti) sono infatti tra il 6 e il 20% della popolazione. Essi tuttavia non si identificano politicamente con un solo partito, e sebbene ciò sia in sé un fatto positivo per evitare un'eccessiva confessionalizzazione della politica egiziana, dall'altro ha disperso il voto copto impedendo l'elezione di un numero congruo di rappresentanti cristiani in Parlamento.
La crescita dei movimenti islamisti non è di per sé un segnale inquietante per i cristiani, ma certamente è un dato con cui confrontarsi. I più importanti dirigenti del Partito per la Libertà e la Giustizia, espressione dei Fratelli Musulmani e in controllo del 45% dei seggi in Parlamento, hanno voluto partecipare pubblicamente alle celebrazioni del Natale copto lo scorso gennaio, dando un segnale molto importante e senza precedenti nella storia. 
Maggiori timori sono invece legati all'ala più radicale e conservatrice del campo islamista egiziano, quella rappresentata dai partiti salafiti (letteralisti e rigoristi nella loro interpretazione dell'Islam, fortemente sostenuti da alcuni "poteri forti" nei Paesi del Golfo) che non sembrano aver accettato pienamente l'idea del pluralismo religioso.
In generale, ho potuto constatare da parte degli islamisti egiziani l'attitudine a considerare quella dei copti come una questione di "protezione delle minoranze", ricollegandosi all'antica tradizione di tutela dei diritti dei "popoli del libro" presente nell'Islam fin dalla sua nascita e istituzionalizzata sotto l'Impero Ottomano attraverso l'istituto della dhimma. I dhimmi, ossia i sudditi dell'Impero non-musulmani (inizialmente solo ebrei e cristiani, poi tutti) godevano della protezione da parte delle autorità in cambio del pagamento di una tassa. Erano esentati dalle tasse di natura religiosa imposte ai musulmani e potevano regolare le questioni relative allo statuto personale (matrimoni, eredità, etc.) attraverso le proprie leggi.
E' chiaro che se questo tipo di regime poteva essere adatto ai tempi cinquecento anni fa - quando anzi, era particolarmente innovativo e liberale - oggi non può regolare la vita di uno stato democratico pluralista. Molti copti mi hanno detto: "Perché gli islamisti dicono continuamente che vogliono 'proteggerci'? Da chi devono proteggerci, forse dai loro stessi seguaci? Non siamo forse cittadini come gli altri?". Cittadini, questa è la parola chiave. La vera rivoluzione sarà quando in Egitto, Siria, Libano e tanti altri Paesi si riconosceranno agli individui uguali diritti fondamentali in nome di una pari cittadinanza che non prenda in considerazione l'appartenenza religiosa, ma la pari dignità di ogni essere umano e dei membri di una stessa comunità nazionale.
Da questi brevi tratti che ho cercato di riassumere, si comprende bene come la perdita di una figura di riferimento quale era papa Shenouda sia in questo momento fonte di ulteriori incertezze e apprensioni tra  cristiani copti d'Egitto. Attendiamo un successore all'altezza dei tempi, e nel frattempo cerchiamo almeno di non girarci dall'altra parte di fronte alla storia che scorre davanti ai nostri occhi, al di là del mare.
Qui di seguito, un bell'articolo di Marco Impagliazzo su Avvenire, in cui è tratteggiata la grande figura di Shenouda III.


IL CORAGGIO DEL TESTIMONE, di Marco Impagliazzo
 
La Chiesa copta d’Egitto, che con i suoi almeno otto milioni di fedeli è oggi la comunità cristiana più numerosa del mondo arabo, ha perso il suo capo, papa Shenouda III. Dal 1971, anno in cui venne eletto alla guida di questa Chiesa minoritaria e al tempo stesso vivace e complessa, è riuscito a rendere i copti protagonisti della vita religiosa, sociale e politica di un grande Paese come l’Egitto. Shenouda, il cui nome civile era Nazir Gayyed Raphael, proveniva da una famiglia della classe media rurale della regione di Assiut.
 Laureatosi in storia all’Università del Cairo e poi in teologia, fu, dall’inizio degli anni Cinquanta, un giovane esponente del movimento di rinnovamento copto, legato alle cosiddette «scuole della Domenica». Monaco nella regione desertica di Ouadi el Natrun, si dedicò per quasi dieci anni alla vita eremitica.
Papa Shenouda III
 Nel 1962 il patriarca Cirillo VI, che aveva iniziato un profondo rinnovamento della Chiesa a partire dai monasteri, lo consacrò vescovo con il nome di Shenouda. Nel 1971, quando divenne papa dei copti, espressione di una nuova generazione ecclesiastica, si presentò subito come un riformatore, scegliendo di confrontarsi direttamene con il potere politico, perché lottava contro l’emarginazione dei copti dalla vita pubblica e l’islamizzazione della società.
 Nel 1972, un anno dopo l’elezione, a seguito dell’incendio di una chiesa copta al Cairo, chiese a tutti i preti e ai vescovi residenti nella capitale di manifestare circondando il luogo di culto bruciato per proteggerlo simbolicamente. Fu solo il primo atto di protesta con l’obiettivo di uscire dagli stretti confini di una Chiesa devozionale e garantirsi uno spazio riconosciuto nella società egiziana.
 Shenouda, vero leader delle proteste insieme ai suoi vescovi, aprì anche un dibattito sullo «statuto dei copti» per rivendicare la parità tra musulmani e cristiani in Egitto.
 La protesta più clamorosa si registrò nel 1980, quando il capo dello Stato era Sadat, con la soppressione delle celebrazioni pasquali decisa dal patriarca. Un anno dopo il presidente, in seguito a sanguinosi scontri tra musulmani e copti, fece arrestare i principali leader fondamentalisti islamici e sciolse le loro associazioni, ma contemporaneamente fece incarcerare otto vescovi copti e depose il patriarca. Shenouda fu assegnato a residenza sorvegliata in un monastero fino al 1985. In questi quattro anni, la Chiesa fu retta da una commissione di cinque vescovi, anche perché non tutta la comunità copta condivise la prova di forza di Shenouda con il potere. L’opposizione venne da grandi famiglie copte come i Ghali, il cui leader, Boutros, collaborò con Sadat e fu uno degli artefici degli accordi di Camp David nonché, successivamente, segretario generale dell’Onu. Ma anche da Matta El Meskin, figura carismatica del rinnovamento monastico. Dopo l’attentato a Sadat nell’ottobre 1981 e l’avvento di Mubarak, venne avviata una politica di pacificazione nazionale di cui beneficiarono anche le minoranze. Uno degli effetti fu la liberazione dello stesso Shenouda.
Il patriarca, uscito rafforzato dalla prigionia, diede slancio alla classe dirigente della sua Chiesa nominando giovani vescovi, interpreti della sua linea. Da allora fino a oggi è stato il leader indiscusso dei copti, trattando con lo Stato senza mediazioni, accentuando gli aspetti «movimentisti» della sua Chiesa e favorendo la coesione della comunità cristiana, attraverso la stampa e i mass media.
 Shenouda lascia una Chiesa con un forte senso di identità ed elevato livello di partecipazione, specie tra le giovani generazioni. I migliori rapporti con lo Stato si sono tradotti in un sostegno costante alle autorità via via costituitesi in Egitto dopo la caduta di Mubarak, soprattutto nel tentativo di arginare il fondamentalismo. Ora la comunità copta si trova senza guida in un momento molto complesso della storia politica e civile dell’Egitto, stretta tra un riformismo ancora da venire e un islamismo sempre più forte (quasi il 70% dei voti alle recenti elezioni legislative) con cui fare i conti.

lunedì, marzo 26, 2012

La quieta primavera senegalese

Il secondo turno delle elezioni presidenziali in Senegal, svoltosi il 25 marzo, ha incoronato come quarto presidente della storia del Paese Macky Sall, ex-Primo Ministro e presidente del Parlamento. Le elezioni non erano iniziate sotto i migliori auspici: la Corte Suprema aveva infatti respinto la candidatura della popolare pop-star Youssou N'Dour e aveva convalidato la candidatura del presidente in carica Abdoulaye Wade. A 85 anni, Wade - soprannominato non a caso "le vieux" - era salito al potere nel 2000 e contava di restarvi ancora per sette anni. Nonostante infatti avesse egli stesso promosso una riforma costituzionale che impediva un terzo mandato presidenziale, aveva sostenuto che tale clausola non si applicava al suo primo mandato (2000-2005), in quanto la riforma era posteriore e non retroattiva. Wade inoltre era accusato dalla popolazione di voler favorire una successione "monarchica" a proprio figlio Karim, ministro con mille deleghe - soprannominato "il ministro del cielo e della terra" - accusato di corruzione e appropriazione indebita in base ad alcuni messaggi diplomatici americani captati da Wikileaks e messi in rete. Le evidenti analogie con la situazione di molti Paesi nordafricani avevano fatto pensare ad una imminente "primavera senegalese", viste anche le violente proteste scoppiate a Dakar in occasione del primo turno delle elezioni. A dispetto di questi timori, il secondo turno si è svolto ordinatamente e l'avversario di Wade, Macky Sall - che aveva ottenuto l'appoggio di tutti gli altri candidati dell'opposizione - ha ottenuto una larga vittoria. Un segno di maturità democratica importante per un Paese che vede la sua seconda alternanza presidenziale per via pacifica (la prima fu appunto quella di Wade nel 2000) e che, dopo il recente colpo si Stato in Mali, rimane l'unico Paese dell'Africa occidentale a non avere mai assistito a interventi dell'esercito in politica. Ora la sfida è quella di diffondere - soprattutto nelle campagne - i benefici di una sostenuta crescita economica, e di contenere l'aumento vertiginoso dei prezzi dei beni di prima necessità, che hanno conosciuto un'impennata negli ultimi cinque anni. Un chilo di riso, che nel 2007 costava 145 franchi CFA, oggi ne costa più di 450, cioéil triplo.
Festeggiamenti dei sostenitori di Macky Sall a Dakar
Qui sotto trovate una breve cronaca delle elezioni tratta dall'agenzia MISNA.

Macky Sall eletto presidente. La vittoria è del popolo.
 
E’ l’ex primo ministro Macky Sall il nuovo presidente del Senegal: il verdetto delle urne parla chiaro man mano che vengono diffusi i risultati seggio per seggio del ballottaggio tenuto ieri nella calma. Intervenuto verso le 21.30 alla ‘Radiotelevisone pubblica senegalese’ (Rts), il presidente uscente, l’85 enne Abdoulaye Wade, ha già riconosciuto la sua sconfitta, complimentandosi con il vincitore. I primi risultati globali dovrebbero essere comunicati tra martedì e mercoledì, ma quelli diffusi a poche ore dalla chiusura dei seggi confermano la vittoria dell’ex primo ministro, ampiamente in testa sul presidente uscente.
Ancora prima delle dichiarazioni ufficiali di Wade e del primo discorso di Sall in qualità di presidente eletto, a Dakar migliaia di persone hanno raggiunto la sede di campagna elettorale dell’ex primo ministro e festeggiato per ore a suon di musica e balli tradizionali. Stesse scene di esultanza popolare sono state vissute da diversi quartieri della capitale, sulla storica Piazza dell’Indipendenza e nei pressi del palazzo presidenziale, di cui Wade è stato l’inquilino per gli ultimi 12 anni.
“Il grande vincitore del secondo turno delle presidenziali rimane il popolo senegalese. Nel paese come all’estero i cittadini hanno votato nella calma e la serenità. La loro maturità è un motivo di grande orgoglio per ognuno di noi” ha detto il neo capo dello Stato nel suo primo discorso alla nazione, che si è impegnato ad essere “il presidente di tutti i senegalesi”. Dopo aver ringraziato i suoi sostenitori politici e della società civile, i giornalisti per il lavoro svolto e il presidente uscente Wade, “per la sua telefonata”, Sall ha affermato di “essere consapevole dell’immensità delle aspettative della popolazione” e annunciato “l’inizio di una nuova era per il paese grazie ad un impegno teso alla ripresa attesa da ognuno”.
Positivi sono stati i primi pareri degli osservatori elettorali: “Le cose sono andate bene. Spero che il Senegal possa dare un forte esempio di democrazia nella regione occidentale dopo il colpo di Stato verificatosi nel vicino Mali” ha detto Thijs Berman, capo della missione dell’Unione europea.

martedì, marzo 20, 2012

L'eterno vizio di «minimizzare» e la solitudine dei bersagli dell'odio

Ho particolarmente apprezzato, quest'oggi, l'editoriale di Pierluigi Battista sul Corriere della Sera a proposito dei terribili fatti di Tolone, che riporto qui sotto nel testo integrale tratto dal sito del Corriere. A mio parere "minimizzare", più che un vizio, è una maniera nascosta di giustificare. Ma chi minimizza dimostra di non capire la vera portata dei fatti, e all fine rischia di divenirne complice.

Non solo in Francia. Anche in Italia hanno ucciso bambini ebrei solo perché erano bambini ebrei. Anche in Italia, su una nave italiana che è territorio italiano, hanno ucciso un vecchio ebreo in carrozzella, solo perché era un ebreo. Non nell'epoca nera dello sterminio. Non nella pagina più vergognosa della storia italiana. Ma negli ultimi trent'anni. Come in Europa, dove la caccia all'ebreo, l'ebreo come bersaglio da annientare, da schiacciare sotto il peso dell'odio, non ha mai conosciuto requie. Fino all'orrenda strage di Tolosa.
Si tende sempre a non crederci, a non prendere atto della realtà. A non evocare l'antisemitismo come veleno permanente, reso ancora più aggressivo quando si traveste da verbo antisionista. Contro l'ebreo si incontrano tutti gli estremisti, tutti i fanatici, tutti quelli che considerano la democrazia un vizio da sradicare. Quando nel 1982 vennero presi di mira in tutta Europa i cimiteri ebraici, le sinagoghe, le scuole israelitiche, i luoghi di culto degli ebrei, gli eredi del nazismo trovarono convergenze e appoggi tra chi, durante la guerra del Libano, predicava insieme la distruzione dello Stato di Israele e degli ebrei, fisicamente. Fu in quei giorni che in Italia, il 9 ottobre del 1984, un piccolo bambino ebreo, Stefano Gay Taché, venne assassinato da un commando di terroristi mediorientali mentre usciva insieme alla sua famiglia dalla sinagoga Maggiore di Roma per celebrare l'ultimo giorno della festa di Sukkot. Assassinato perché era un ebreo: vittima di un odio assoluto e inestinguibile. E altri bambini ebrei feriti, altri adulti ebrei tra la vita e la morte. Una ferita nella coscienza nazionale che non si è ancora rimarginata. Pochi anni dopo, sull' Achille Lauro , nave italiana, un vecchio signore paralitico di nome Leon Klinghoffer venne ucciso da un commando di terroristi palestinesi. Non stava bombardando Gaza, stava in crociera con sua moglie. Ma doveva essere «punito» perché ebreo. Tutta l'«epopea» di Sigonella che ne seguì, quanto tenne in conto che sul territorio italiano alcuni terroristi avevano trucidato un vecchio ebreo, e quanto venne considerato il fatto che lasciar andar via i terroristi significava lasciare impunito il gesto mostruoso di una banda di antisemiti?
E invece si tende sempre a minimizzare. Se non a giustificare, per carità, almeno a ridimensionare la portata simbolica di un delitto contro gli ebrei. Chiunque sia l'assassino: un fanatico nazi o un fanatico islamista che nella sua guerra santa contro «l'entità sionista» prevede anche il massacro degli ebrei, ovunque si trovino. Quando nel 2006 venne rapito a Parigi un giovane ebreo, Ilan Halimi, la polizia francese si affannava a non dare troppo credito alla pista antisemita. Poi si seppe che Ilan, durante i 24 giorni di prigionia, venne torturato, orrendamente seviziato mentre le sue urla, forse, potevano essere captate nella banlieue a maggioranza musulmana dove l'ostaggio era stato rinchiuso, prima di essere arso vivo e gettato come immondizia lungo la ferrovia. Poi, quando vennero scoperti gli aguzzini e gli assassini, si tenne un processo. E durante il processo il capo della banda, dopo aver iniziato il discorso con «Allah Akbar», definì gli ebrei «nemici da combattere per il bene dell'umanità». Perché la polizia francese non imboccò allora la pista giusta da subito, perché aveva tanta paura nel riconoscere che l'antisemitismo aveva assunto un nuovo volto nel cuore di Parigi e che un giovane ebreo poteva essere sottoposto a sevizie per giorni e giorni nel cuore popoloso della città?
Gli ebrei continuano a essere un bersaglio dell'odio razziale, religioso e politico nell'Europa degli ultimi decenni del Novecento e nei primi del Duemila. Quando negli anni Settanta i terroristi dirottarono l'aereo di linea Parigi-Tel Aviv dell'Air France e atterrarono a Entebbe, nell'Uganda del tiranno Idi Amin Dada, divisero gli ostaggi, dopo averne controllato l'identità e i passaporti, in due colonne: quella su cui si poteva trattare e quella da condannare senza indugi. La colonna senza speranza era composta da ebrei, da condannare perché ebrei. C'erano dei terroristi tedeschi, tra i dirottatori, e un vecchio ebreo mostrò a uno dei figli dei «volenterosi carnefici di Hitler» i numeri che gli avevano tatuato sul braccio nel campo di sterminio. Non ebbero pietà nemmeno di lui, e solo il tempismo del blitz israeliano impedì il massacro di ebrei che si stava preparando con scientifica precisione.
La violenza antisemita, punto di incrocio di deliri ideologici di matrice diversa ma di identica capacità di odio, ha conosciuto una recrudescenza significativa negli ultimi decenni. Con un'opinione pubblica impaurita e sgomenta, mai interamente solidale con gli ebrei colpiti dal fanatismo. Un'altra strage. Un altro massacro. Un'altra invocazione di «mai più». Un'altra volta, l'ennesima, disattesa.

martedì, febbraio 07, 2012

Tra democrazia e rivoluzione permanente

"Abbasso il governo militare"
Al Cairo è palpabile un senso di esasperazione. La gente non ne può più di vedere immagini di scontri alla televisione, c’è come un senso di nausea per il troppo sangue sparso. Neppure il calcio, lo spazio di evasione e divertimento per eccellenza, è rimasto immune dalla violenza. La gente si sente insicura, si sono moltiplicati gli atti di piccola e grande criminalità, dagli scippi ai rapimenti, e la frase che mi sento ripetere più spesso in questi giorni, da persone di estrazione completamente diversa, è: mafish amn, “non c’è sicurezza”. La situazione economica, inoltre, è disastrosa: il turismo è crollato verticalmente e in tanti mi chiedono di “fare una buona pubblicità all’Egitto” quando torno in Italia.
Molti dicono che si sta peggio che prima della rivoluzione, ma sono anche coscienti che questo è normale in una fase di cambiamento così profondo e radicale. E hanno fiducia nel cambiamento, hanno fiducia che si sia messo in moto un meccanismo che, a lungo termine, costruirà un Paese migliore. Ora però vorrebbero solo tornare alla normalità, lasciare lavorare il Parlamento che hanno appena eletto, e votare – nel giro di due o tre mesi – un nuovo Presidente. Sanno che i militari stanno facendo di tutto per mantenere la loro influenza politica ed economica, ma sanno anche che non è in un anno che si demolisce un sistema di potere costruito in sessant’anni di governo assoluto da parte degli ufficiali.
La storia vive di improvvise accelerazioni – come fu la rivoluzione del gennaio 2011 – ma poi ha bisogno di tempi lunghi per maturare cambiamenti profondi. E i passaggi di transizione sono sempre gravidi di tensioni, contraddizioni e ambiguità.
Il clima celebrativo, di festa, della rivoluzione del gennaio 2011 – interrotto solo dalle provocazioni e dalle violenze degli infiltrati del regime – è un ricordo del passato. A un anno di distanza sono pochi i giovani che rimangono in piazza, animati dalla rabbia per avere visto tanti loro amici uccisi e dalla coscienza amara di una rivoluzione che sentono essergli stata confiscata dai militari e dai Fratelli Musulmani. I primi hanno protetto i manifestanti dalla repressione di Mubarak un anno fa, ma poi si sono fatti garanti della transizione con una parola d’ordine: “gradualità”. Tradotto, ciò significa che l’esercito vuole evitare che la nuova costituzione ponga i militari sotto il controllo del governo e soprattutto che renda trasparenti le loro spese. Fatto non irrilevante, l’esercito controlla dal 6% al 43% dell’economia egiziana: come dire, nessuno sa che cosa hanno in mano, ma certamente non è poco. Per i manifestanti, “gradualità” significa cambiare tutto per non cambiare nulla, cioè rimandare indefinitamente quelle riforme che estrometterebbero definitivamente i militari dalla vita politica, condizione che tanti vedono come un prerequisito di un autentico approdo alla democrazia.
I Fratelli Musulmani sono invece, apparentemente, i vincitori del momento. Storico movimento islamista fondato nel 1928 da Hasan al-Banna, hanno una lunghissima storia di contrapposizione con i governi militari che si sono succeduti dal 1952, fatta di un’alternanza tra momenti di estrema repressione e momenti di distensione. Dotati di un’organizzazione piramidale resa impenetrabile da decenni di clandestinità, sono senza dubbio il movimento più radicato nella società, potendo contare su una vasta rete di moschee, organizzazioni caritative, sportive, educative e molto altro. Ecco facilmente spiegato il loro successo alle ultime elezioni, dove hanno vinto il 46% dei seggi.
Qui sta la radice della beffa che i giovani di Piazza Tahrir non riescono a sopportare: la rivoluzione ha di fatto messo il potere in mano ai Fratelli, che si sono uniti alle proteste di piazza solo in un secondo momento e che ora criticano i sostenitori della rivoluzione permanente. A loro volta, questi ultimi accusano gli islamisti di avere stretto un patto con i militari: il mantenimento dei privilegi dell’esercito in cambio della garanzia del diritto a governare per i Fratelli. Anche se continuano a chiederne le immediate dimissioni, i manifestanti hanno già ottenuto il massimo dal Consiglio Militare, che ha accelerato al massimo le tappe verso le elezioni presidenziali, viste come il momento dell’effettivo passaggio di consegne a un governo civile e del ritorno degli ufficiali nelle caserme. Nei confronti degli islamisti, la loro posizione è però più difficile da sostenere: pochi giorni fa, quando i giovani di piazza Tahrir hanno assediato il Parlamento cercando di impedire ai deputati di entrare, hanno fatto appello alla “legittimità rivoluzionaria”, ma qualcuno gli ha fatto notare che se in Piazza Tahrir c’erano uno o due milioni di persone, 36 milioni sono andati a votare, e quasi la metà hanno scelto il partito Libertà e Giustizia, cioè i Fratelli Musulmani. Del resto questa è la democrazia.
Resta il fatto che lo slogan della rivoluzione, hurriyah, karama, ‘adala igtima’iyyah, “libertà, dignità, giustizia sociale” rimane ancora valido, e chiunque oggi assumerà le redini di questo Paese, dovrà renderne conto in futuro.

venerdì, febbraio 03, 2012

Hanno fatto arrabbiare quelli sbagliati.

IL CAIRO. "Questa volta hanno fatto arrabbiare quelli sbagliati". A parlare è Ios, origini egiziane e cittadinanza italiana, venuto a vivere al Cairo con la sua ragazza perché...è più facile trovare lavoro qui che in Italia.
Sta parlando degli scontri in atto al Cairo, a Suez e Port Said da ieri sera. Nella capitale si contano già tre morti, due manifestanti e un militare. C'è chi teme una ripetizione di quello che è successo alla fine di novembre, quando più di quaranta manifestanti vennero uccisi dalle forze di sicurezza.
Questa volta però non sono i giovani di piazza Tahrir a protestare, o meglio, non solo.
Si sono aggiunti, in massa, gli ultras delle tifoserie delle squadre del Cairo. Non i giovani studenti che lottano per un Egitto nuovo e che rivendicano la paternità di una rivoluzione che, sentono, gli è stata confiscata dai militari e dai Fratelli Musulmani (anche se questi ultimi lo hanno fatto democraticamente, ma su questo ci torneremo un'altra volta).
No, i ragazzi in strada adesso sono i giovani arrabbiati e violenti delle tifoserie organizzate. Qui sono un fenomeno recente, perché sono state legalizzate solo nel 2007 e in un certo senso dipendono dal governo, ma ci hanno messo poco ad assimilare i codici di comportamento degli "ultras".
Il loro obiettivo è il ministero dell'Interno, vicino a Piazza Tahrir. Sono passato da quelle parti pochi giorni fa, quando era tutto tranquillo, e tutte le strade adiacenti erano state chiuse da spirali di filo spinato alte due metri e da muri di blocchi di cemento altrettanto grandi, impilati fino a quattro metri. Ricordo che passando, ho pensato "questi non li butteranno giù mai". Invece li hanno buttati giù, legandovi delle funi e tirando. La forza della folla.
Certo si potrebbe commentare: ci mancava pure la violenza delle tifoserie.
In realtà, molti sono convinti che ci sia una regia politica ben precisa dietro a tutto ciò. La polizia è accusata di non essere intervenuta allo stadio di Port Said, dove si è assistito ad una vera e propria mattanza da parte dei tifosi dell'al-Masri (una squadretta di provincia), che si sono avventati contro quelli dell'al-Ahli (un po' il Milan egiziano) per "festeggiare" una insperata vittoria per 3 a 1. Totale: 72 vittime.
Secondo molti il governo militare, che sta cercando in ogni modo di pilotare questa transizione verso un punto di arrivo che garantisca comunque i privilegi di cui godono gli ufficiali (tra cui fortissimi interessi economici), starebbe fomentando la violenza e le tensioni per mostrare alla popolazione che è ancora necessario il proprio "pugno duro" perché il Paese non sfugga di mano. Le leggi di emergenza, che permettono all'esercito di intervenire in manifestazioni pubbliche non autorizzate a suon di cariche e arresti, sono in vigore in Egitto dal 1967, in occasione della guerra dei sei giorni contro Israele. Il feldmaresciallo Hussein Tantawi, capo del Consiglio Supremo delle Forze Armate che attualmente governa il Paese, in occasione dell'anniversario della rivoluzione aveva promesso di sospendere l'applicazione dello Stato di emergenza. Con un'eccezione, aveva detto il maresciallo: gli atti di "vandalismo" saranno puniti senza pietà.


 Tutto questo si svolge in un clima surreale, perché gli scontri sono concentrati nell'area intorno al ministero degli Interni. Stiamo parlando di 3-4 isolati in una zona molto centrale. Nel resto della città, tutto procede come sempre, anche se ogni negozio ha la televisione sintonizzata sul canale che trasmette la diretta dagli scontri.  (Un negoziante, credendomi un turista, per non spaventarmi ha provato a convincermi che erano immagini di repertorio...). Come si vede dalle foto che ho scattato oggi, il traffico era molto intenso come sempre, il mercato brulicava di persone e le moschee erano affollate come ogni venerdì. Unica differenza: di turisti, nemmeno l'ombra. Ma questo, lo dicono tutti, ormai va avanti da un po', ed è uno degli "effetti collaterali" della rivoluzione che più incidono sulla vita quotidiana della gente.

domenica, gennaio 29, 2012

E' una rivoluzione, non c'è dubbio.

Una delle domande che gli studiosi, i commentatori e i giornalisti di tutto il mondo si stanno chiedendo riguardo agli attuali avvenimenti in Medio Oriente è: si può veramente parlare di rivoluzioni?
In buona parte, il fatto che ci si concentri su una questione terminologica è indicativo di come la primavera araba non abbia insegnato nessuna lezione a tanti sedicenti "esperti" di quest'area del mondo, che in buona parte - anche se non tutti - non sono stati capaci di capire ciò che si stava muovendo in profondità nelle società arabe e sono stati colti alla sprovvista da tutto ciò che è successo a partire dal dicembre 2010.
Soprattutto, questa domanda non se la pongono i protagonisti di quello che sta avvenendo, per i quali è in atto, senza ombra di dubbio una "rivoluzione" (in arabo thawra). Tutti coloro con cui ho parlato in questi due giorni parlano di un prima e di un dopo la rivoluzione. Certo, come ha detto un tassista, "siamo solo al 10% del cambiamento di cui abbiamo bisogno". Ma la strada è segnata, e non si torna indietro.
Il Cairo, con i suoi quasi venti milioni di abitanti (su un totale di ottanta nell'intero Egitto), è da sempre una metropoli caotica, dalla quale si torna a casa la sera con il mal di testa. Un esercito di vigili urbani si consuma i polmoni in mezzo a un inarrestabile - loro malgrado - fiume di auto, moto e minibus in un tripudio di clacson. Allo stesso tempo, i pedoni si fanno largo tra lustrascarpe, venditori ambulanti e mendicanti e per attraversare la strada si infilano tra le macchine in coda - o in corsa - tracciando linee simili a quelle che vengono fuori dal labirinto della settimana enigmistica, sperando di uscirne (vivi)...
C'è però qualcosa di nuovo nell'aria (inquinata) che si respira al Cairo, ed è un clima di fermento che pervade ogni strada del centro città. E' frequente incontrare troupes televisive che girano interviste con questo o quel candidato deputato, ovunque sono presenti striscioni e graffiti di ogni tipo (ma su questo argomento mi riprometto di pubblicare un articolo apposito con tanto di foto). Molti inveiscono contro il consiglio militare che attualmente governa il Paese, altri ricordano i martiri della rivoluzione, altri ancora contengono invettive anti israeliane... Soprattutto, la gente parla, si riunisce in circoletti, ascolta comizi improvvisati e ha voglia di chiaccherare di politica apertamente. Capiamoci, per noi chiaccherare di politica è noioso. Qui, è respirare la libertà.

lunedì, dicembre 12, 2011

Sinai. L'ultima frontiera

Il Corriere della Sera online ha pubblicato oggi un bellissimo reportage sui rifugiati eritrei e sudanesi che vengono rapiti, violentati e torturati dalle tribù nomadi nel Sinai. E' il risultato della politica dei respingimenti e della guerra in Libia: le rotte si sono spostate verso est. Il racconto è agghiacciante ma merita di essere letto perché ci aiuta a entrare in una realtà poco conosciuta e ad accorgerci che, anche se gli immigrati non sbarcano più a Lampedusa, non per questo hanno smesso di sperare l'Europa.


Le mamme perdute del Sinai
«Il nostro inferno tra i predoni»

Stupri e torture: i racconti delle africane vittime dei trafficanti

TEL AVIV - È pomeriggio, ha smesso di piovere, ma questa donna nella camera in fondo è ancora a letto, nell'odore acre di chiuso e abbandono, dentro il fumo irrespirabile di un fornello a gas acceso nella prima stanza, vicino al materasso. «Devi far prendere aria al piccolo», dice Michal, l'assistente sociale, a una ragazza che siede accanto a un fagotto di pochi mesi. Lei non capisce. Due bambine che corrono tra le pozzanghere in sandali più grandi dei loro piedi vengono chiamate per tradurre. La ragazza annuisce, ma non si muove. Michal sospira: «È una situazione così difficile...».

Venticinque letti ricavati dall'Ong Ardc in una struttura bassa nel quartiere più povero di Tel Aviv per altrettante donne. Ognuna con uno o più bambini, tante con una pancia di mesi, l'ultimo parto tre settimane fa, una femmina. La gran parte vittima di stupri, ripetuti e feroci, da parte dei beduini che le hanno tenute segregate nel Sinai, lungo il percorso per Israele. La tappa finale di un viaggio che inizia in Eritrea, passa per il Sudan, arriva in Egitto; e che da anni lascia migliaia di migranti in balìa di ex contrabbandieri ora trafficanti di esseri umani.
Dalle donne è cominciato tutto. «Le rapivano per violentarle, poi hanno capito che potevano chiedere soldi». Davanti al computer, nella sede dell'associazione Hotline for migrant workers , Sigal Rozen parla, beve caffè, non perde di vista il telefono. «Anche stamattina mi hanno chiamato: "Manda la polizia, ti prego!"». Le si incrina la voce. «"Dove siete?", ho chiesto. "In un container sottoterra", ha risposto l'uomo. Sono così vicini...». Ma è l'altro lato del confine, in Egitto, che può fare? Ong israeliane, associazioni internazionali, l'Alto commissariato Onu per i rifugiati, hanno tutti raccolto cifre, prove, testimonianze. L'ultimo rapporto dice che oggi, in questo momento, 350 persone, donne e bambini compresi, sono in attesa di riscatto o di aiuto.

Dal 2006, 46 mila profughi africani, il 90 per cento eritrei e sudanesi, sono entrati nello Stato ebraico attraverso il Sinai. Al principio, piccoli gruppi; dopo i respingimenti italiani e la guerra in Libia, un'onda crescente. Solo nel 2010 sono stati 14.735; nel 2011 fino al 6 novembre Hotline ne ha contati 12.407. Almeno la metà ha una storia atroce di torture, abusi, reclusioni in condizioni disumane che finiscono solo con il pagamento di cifre spaventose per chi è scappato dalla fame, oltre che da violenze e dittature.

«Mai pensato di venire in Israele - dice Temesghen, 33 anni, alla clinica di Physicians for human rights (Phr) a Jaffa -. Se avessi saputo che cosa mi aspettava, non l'avrei fatto». Eritreo, ha subito le prigioni libiche, ha tentato quattro volte di partire per Lampedusa, non c'è riuscito. Quindi, s'è avviato verso Est ed è caduto nell'inferno del Sinai: «Ci picchiavano ogni giorno con tubi e bastoni, ci minacciavano: se non pagate vi prendiamo gli organi». Tutti riferiscono di un particolare accanimento dei carcerieri musulmani sugli eritrei cristiani, e allo stesso tempo di un uso incontrollato e poco islamico di alcol e droghe.

Sigal, come altri attivisti, conosce i nomi delle tribù che dirigono i traffici, e persino dei loro capi: Samieh detto Abu Musa, tra gli altri. Ma indicare un punto preciso nella terra di nessuno oltre il Negev è affare da militari e competenza degli egiziani. «Loro lo sanno - dice -. Un uomo che hanno cosparso di benzina, bruciato e poi bagnato perché non morisse è stato liberato, ma non riusciva a camminare: ha raggiunto il confine strisciando per mezzo chilometro. Vuol dire che sono qui - allunga il braccio - a 500 metri di distanza da Israele!». Ma nessuno va a prenderli.

Pure Zemen ha passato la frontiera reggendosi sulle ginocchia. L'hanno torturato per ottenere numeri di telefono di qualcuno che pagasse per lui 20 mila dollari. «Mi dicevano: se muori meglio, i tuoi reni valgono di più. Sono stato sei mesi legato, quando hanno tagliato le catene non riuscivo a muovermi». Adesso è convalescente a Newe Shalom, ospite di una famiglia israeliana, padre, madre e tre figlie. Parlano a segni e sorrisi, funziona. Quando Suor Azezet Kidane, comboniana eritrea, gli fa visita, lo trova incredibilmente migliorato. Il padrone di casa conferma: «Ha un buon appetito...».
Suor Azezet è indispensabile. È grazie a lei che le associazioni per i diritti umani sono riuscite a mettere insieme un dossier inappellabile. Due volte alla settimana si reca nella clinica di Jaffa per fare da interprete con i malati, ma soprattutto per aiutare nella raccolta dei dati. Ogni nuovo arrivato, un questionario. Quanti mesi sei stato prigioniero? Quanto hai pagato? Ti hanno sparato? Una bellissima ragazza di ventun'anni che sembra sul punto di partorire annuisce: ha attraversato il confine da poche settimane, superata la rete è svenuta, per stanchezza e paura. La polizia di frontiera egiziana mira ad altezza d'uomo.

I medici della clinica di Phr sono stati i primi a capire che qualcosa di orribile accade nel Sinai. «Arrivavano sempre più frequentemente persone con problemi ortopedici, soprattutto registravamo un preoccupante aumento di disturbi ginecologici e richieste d'aborto - spiega il direttore dell'Ong, Ran Cohen -. All'inizio erano casi individuali, adesso è chiaro che è un sistema: almeno un profugo su due riferisce di abusi».
Ed è pure «una questione economica», aggiunge il responsabile dell'Unhcr a Tel Aviv, William Tall. Un enorme giro d'affari. Le tribù nomadi che dal Sudan fino al Sinai truffano, rapiscono, vendono e comprano esseri umani a migliaia. Poliziotti e militari corrotti. E all'arrivo in Israele un bacino di manodopera in nero, con l'ansia di tirare almeno 12 ore di lavoro al giorno per ripagare i debiti del viaggio. Se ai primi migranti estorcevano 2-3 mila dollari, i prezzi del rilascio hanno raggiunto i 20 mila. Senza nessuna garanzia di sopravvivenza. E con una prospettiva di fatica e povertà.
Nella foschia della sera Lewinsky Park, a sud di Tel Aviv, si popola di fantasmi. «Tanti vengono a dormire qui, all'aperto», indica le sagome scure Sara Robinson, di Amnesty International. Israele ha firmato e non ha ratificato la Convenzione di Ginevra sui rifugiati: ne rispetta la spirito, ma è a disagio con un'immigrazione non ebraica che minaccia il delicato equilibrio demografico. Ieri il consiglio dei ministri ha varato uno stanziamento di 160 milioni di dollari per completare la barriera al confine e allargare il centro di detenzione per i clandestini. Sara spiega un meccanismo complicato per cui gli eritrei non hanno status di rifugiati, ma una sorta di «libertà condizionata» da rinnovare periodicamente. Una protezione che però non dà accesso ai diritti.
Un uomo alterato dall'alcol in un bar frequentato da eritrei si lamenta e dice: «Non ci accettano, né ci mandano via».

mercoledì, novembre 09, 2011

La gioia arriva con la pioggia, nel Corno d'Africa

Questa notizia non avrà certo guadagnato le prime pagine dei giornali, e appare pure paradossale in un momento in cui le piogge, in Italia, hanno causato morte e distruzione. Eppure la pioggia non è fatta per distruggere, ma per irrigare e permettere all'uomo di sfamarsi. Per chi ha seguito la drammatica situazione del Corno d'Africa negli ultimi mesi - e in particolare dell'area del lago Turkana, una "crisi nascosta" all'interno della crisi - le piogge sono veramente una benedizione dal cielo. Di seguito la notizia rilanciata dall'agenzia MISNA.  

“Per l’arrivo della pioggia hanno pregato mesi” dice alla MISNA padre Raffaele Cefalo, un missionario comboniano che vive nella regione del Lago Turkana. Dopo una siccità devastante, conferma monsignor Virgilio Pante, vescovo di Maralal, 10 giorni di acquazzoni promettono un buon raccolto di miglio e granturco.
Le precipitazioni, straordinarie nonostante la stagione umida sia cominciata a ottobre, hanno investito tutto il Kenya settentrionale. Dal Lago Turkana, stretto tra l’altipiano etiopico e la savana sudanese, al campo profughi di Dadaab al confine con la Somalia. La semina darà i suoi frutti in due o tre mesi, a fine dicembre o a gennaio. “Se la pioggia continuerà abbondante – sostiene padre Cefalo – si potrebbero ottenere anche tre o quattro raccolti l’anno”.
Le piogge cominciate la settimana scorsa hanno provocato l’esondazione di molti dei torrenti stagionali che attraversano le distese del Turkana e più a sud l’area di Maralal. A preoccupare gli allevatori e i pastori di queste terre sono anche le malattie che, con il cambiamento di clima, colpiscono le mucche e le capre. “Molte strade sono impraticabili – racconta alla MISNA monsignor Pante – ma la gente è felice perché l’erba cresce”.
Nella sua fase più acuta, tra luglio e ottobre, la carestia aveva colpito 12 milioni di persone in un’area estesa dal Kenya settentrionale alla Somalia all’Etiopia. “Nei mesi scorsi – ricorda padre Cefalo – le scuole avevano chiuso: non c’era da mangiare neppure per i bambini”. La siccità aveva anche determinato scontri tra le comunità di pastori, turkana, marakwet, samburu o pokot, sempre più in competizione per l’acqua e i pochi pascoli disponibili. “In attesa del raccolto – avverte il missionario comboniano – continueranno a servire gli aiuti distribuiti dalle organizzazioni internazionali”

martedì, ottobre 18, 2011

Filippine, prete italiano ucciso

Colpito da un uomo armato di pistola e poi fuggito

Un missionario:«Forse ha dato fastidio a qualcuno»


MILANO - Un prete italiano, padre Fausto Tentorio, parroco della città di Arakan, nella provincia di Nord Cotabato, è stato ucciso lunedì mattina nel sud delle Filippine. Il religioso è stato assassinato da un uomo armato di pistola vicino alla sua casa.Sembra che al momento dell'omicidio il parroco, da oltre trenta anni nelle Filippine, stesse andando ad un incontro con altri religiosi in una località vicina ad Arakan. Il sacerdote è arrivato all'ospedale locale già privo di vita. «Non abbiamo idea di quale possa essere il movente», ha detto il funzionario locale.
LA RICOSTRUZIONE - Secondo le prime informazioni, padre Tentorio, o padre «Pops» come lo chiamavano i suoi fedeli, missionario del Pime (Pontificio istituto missioni estere) nato nel 1952 a San Maria di Rovagnate (Lecco), aveva appena finito la messa e stava per andare in auto a partecipare alla riunione di presbiterio a Kidapawan, quando due uomini con un casco a bordo di una moto hanno esploso contro di lui colpi di pistola, che lo hanno colpito nel lato sinistro della testa, oltre che alla schiena. La sua morte è stata confermata dal vescovo di Kidapawan, Romolo dela Cruz. Tentorio, secondo il racconto del vescovo alla stampa di Manila, è arrivato morto al suo arrivo in ospedale ad Antipas.
I PRECEDENTI - Tentorio è così il terzo missionario del Pime ucciso nell'isola di Mindanao, il secondo nella diocesi di Kidapawan. Padre Tullio Favalli venne ucciso da un gruppo paramilitare il 15 aprile del 1985 nella stessa zona, mentre padre Sslvador Carzedda il 20 marzo del 1992 da due uomini in moto a Zamboanga. Padre Tentorio era arrivato nelle Filippine nel 1978 e dopo due anni ad Ayala, nell'arcidiocesi di Zamboanga, fu poi trasferito nella diocesi di Kidapawan nel 1980 come amministratore della missione nella parrocchia di Columbio a Sultan Kudarat, fra indigeni e musulmani. Dal 1985 era ad Arakan. Nel 2003, secondo quanto racconta lui stesso su un blog del Pime delle Filippine, era sopravvissuto ad un tentativo di omicidio.
IL RACCONTO - «Non abbiamo parole, non riusciamo a spiegarci quanto successo. Padre Tentorio era molto amato dai suoi, forse troppo e questo probabilmente ha dato fastidio a qualcuno». Questo quello che ha raccontato all'Ansa padre Giulio Mariani, missionario Pime, responsabile del centro missionario di Zamboanga, sede regionale del Pontificio istituto missioni estere. «Al momento - ha detto al telefono padre Mariani - non abbiamo molte informazioni. Sappiamo che padre Tentorio aveva appena finito la messa e stava entrando nella sua auto quando è stato colpito. I fedeli che si trovavano nel convento hanno sentito gli spari e sono usciti subito, hanno visto un uomo con un casco scappare verso una moto. Loro stessi lo hanno portato all'ospedale più vicino, a 30 chilometri, dove hanno dichiarato la morte di padre Tentorio». Mariani non ha notizie circa i motivi del gesto. «Lui era tenuto in grande conto da tutti i fedeli, ha sempre lavorato nella zona piena di emarginati, tribali filippini, musulmani. Era molto apprezzato. Forse ha schiacciato i piedi a qualcuno, non sappiamo ancora. La sua era una missione delicata perché quando hai a che fare con emarginazione e povertà sei destinato a pestare i piedi a qualcuno». Nel 2003 - continua Mariani - era sfuggito ad un tentativo di omicidio. Da più di 30 anni in quel posto faceva un lavoro magnifico, era amato da tutti». Il vescovo locale voleva portare subito la salma di padre Tentorio a Kidapawan, sede della diocesi, ma i fedeli del missionario ucciso hanno voluto invece portato la salma nella sua chiesa per vegliarla.
Tratto da www.corriere.it

domenica, ottobre 16, 2011

Africani, i reietti della nuova Libia / 2

Incendi, terrore, caccia all'uomo
La città dei neri non esiste più

A Tawargha, in Libia, teatro della vendetta dei ribelli sui «mercenari»

TAWARGHA - Le palazzine bruciano piano. Un lavoro metodico, svolto senza fretta. Quelle che non si incendiano subito restano dimenticate per qualche giorno: porte e finestre sfondate, tracce di fumo sui muri, stracci di vestiti e schegge di mobili sparsi attorno. Poi gli attivisti della rivoluzione tornano ad appiccare il fuoco aiutandosi con la benzina ed il risultato è assicurato. Nei viottoli sporchi sono abbandonati alla loro sorte cani, galline, conigli, muli, pecore, mucche. Ogni tanto giunge una vettura dalla carrozzeria dipinta con i simboli del fronte anti-Gheddafi e si porta via gli animali. Gli orti sono secchi, è dai primi di agosto che nessuno si occupa di irrigarli. A parte il crepitare sommesso degli incendi, il silenzio regna sovrano. Una calma immobile, minacciosa, inquietante, spaventosa. Un benzinaio sulla provinciale poco lontano ci ha detto che non sarebbe difficile trovare la terra smossa delle fosse comuni. Ma è pericoloso, le pattuglie della guerriglia non amano curiosi da queste parti.
Sono le immagini della pulizia etnica di Tawargha, piccola cittadina una trentina di chilometri a sud-est di Misurata. Ricordano i villaggi vuoti della ex-Jugoslavia negli anni Novanta. L'episodio che con maggior forza due giorni fa ci ha trasmesso la gravità immanente dei crimini consumati in questa zona è stato l'incontro con quattro ragazzi della «Qatiba Namr», una delle brigate di Misurata nota per le doti di coraggio e resistenza dimostrati al tempo dell'assedio delle milizie scelte di Gheddafi contro la «città martire della rivoluzione» in primavera. «Qui vivevano solo neri. Negri stranieri. Nemici dalla pelle scura che stavano con Gheddafi. Ucciderli è giusto. Se fossi in loro scapperei subito verso sud, in Africa. Qui non hanno più nulla da fare, se non morire», affermano sprezzanti. Viaggiano su di una Toyota dalla carrozzeria coperta di fango. Sono tutti armati di Kalashnikov. Portano scarpe da tennis, magliette scure e blu jeans. Dicono di avere diciannove anni, ma potrebbero essere anche più giovani. Brufoli e sguardo di sfida, con il dito sul grilletto si sentono padroni del mondo. «Siamo venuti ad assicurarci che nessun cane nero cerchi di tornare. Devono sapere che non hanno futuro in Libia», sbotta quello che sta al volante. Sostiene di chiamarsi Mustafa Akil, però non vuole essere fotografato, così neppure gli altri.
A Tawargha ci siamo arrivati quasi per caso. Tornando da Sirte verso Tripoli, giunti poco prima delle periferie orientali di Misurata, è stato impossibile non vedere le colonne di fumo degli incendi. Sono almeno una ventina. Si nota in particolare una palazzina a cinque piani divorata dalle fiamme rosse che si allungano dai balconi. Nel parcheggio sottostante sono fermi almeno cinque pick up delle forze della rivoluzione. Ci avviciniamo. Ma i miliziani ordinano di restare lontani. «C'erano circa 40.000 negri. Sono partiti tutti. Tawargha non esiste più. Ora c'è solo Misurata», si limita a ripetere uno di loro, barba fluente e occhiali neri. Sui cartelli stradali il nome della città è stato cancellato con vernice bianca, al suo posto è scritto quello di «Nuova Tommina», un villaggio delle vicinanze che era stato attaccato dai lealisti in aprile.
La storia non è nuova. Le cronache della resa delle truppe fedeli al Colonnello a Tawargha contro le colonne dei ribelli di Misurata sostenuti dai bombardamenti Nato era arrivata il 13 agosto. E quasi subito Amnesty International e altre organizzazioni per la difesa dei diritti umani avevano denunciato massacri, abusi di ogni tipo e soprattutto deportazioni di massa. Unica scusa addotta dai ribelli era stata che proprio gli abitanti di Tawargha erano stati tra i più crudeli «mercenari africani» nelle file nemiche. Ma poi le cronache della caduta di Tripoli e gli sviluppi seguenti avevano preso il sopravvento. Il 18 settembre un inviato del Wall Street Journal citava il presidente del Consiglio Nazionale Transitorio, Mustafa Abdel Jalil, che dava il suo placet alla totale distruzione della cittadina. «Il fato di Tawargha è nelle mani della gente di Misurata», sosteneva Jalil, giustificando così appieno i crimini di guerra.
La novità verificata sul campo è però che la pulizia etnica continua. Nonostante le rassicurazioni contro ogni politica razzista e in difesa delle minoranze nere in Libia fornite a più riprese alla comunità internazionale dai dirigenti della rivoluzione, a Tawargha si sta portando a termine del tutto indisturbati ciò che era iniziato ad agosto. I muri delle case devastate sono imbrattati di slogan freschi contro i «murtazaka», come qui chiamano i «mercenari» pagati dalla dittatura di Gheddafi. Sono firmati in certi casi dalle «brigate per la punizione degli schiavi neri» e trasudano il razzismo più virulento. In verità, molti degli abitanti nella regione di Tawargha sono discendenti delle vittime delle razzie a caccia di schiavi organizzate in larga scala dai mercanti arabi della costa per secoli sino alla metà dell'Ottocento nel cuore dell'Africa sub-sahariana. Libici a tutti gli effetti, figli di libici, sono ora tra le vittime più deboli del caos e delle incertezze in cui è scivolato il Paese. Nessuno conosce ancora le cifre dei loro morti e feriti. Le nuove autorità di Tripoli non rendono noti i numeri dei prigionieri.
E quando la fanno sono spesso contradditori e impossibili da verificare. Di tanto in tanto si viene a conoscenza di ex abitanti di Tawargha arrestati nei campi profughi e nei quartieri poveri attorno a Tripoli. Le voci di violenze carnali contro le donne sono ricorrenti. Molti giovani sarebbero ora tra i combattenti irriducibili negli assedi di Sirte e a Bani Walid. Altri sarebbero riusciti ad unirsi ai Tuareg nel deserto verso Sabha. Sono motivati dalla consapevolezza che la «caccia al negro» non si ferma. Due giorni fa, durante gli scontri a Tripoli tra milizie della rivoluzione e sostenitori di Gheddafi, i primi ad essere arrestati erano i passanti di pelle nera.
Lorenzo Cremonesi

giovedì, settembre 08, 2011

SOMALIA: In marcia verso la morte nel deserto

Il Corriere della Sera ha messo oggi online un dossier sulla carestia in Somalia, che potete vedere cliccando qui. Ho trovato uno degli articoli del dossier particolarmente interessante, e l'ho postato qui sotto. In parte, i somali sono "vittime collaterali" della guerra al terrorismo, combattuta con tutti i mezzi, anche i più sporchi, come provocare la fame per stanare il nemico. Dovrebbe farci pensare in questi giorni in cui ricordiamo i dieci anni dall'11/9. Ma i somali sono anche e soprattutto vittime dell'indifferenza generalizzata che ha lasciato sprofondare in un buco nero un intero Paese ed il suo popolo, che da vent'anni vive in guerra senza un governo legittimo e stabile. E non dimentichiamocelo, la Somalia è un'ex-colonia italiana.


 

In marcia verso la morte nel deserto

La grande differenza tra la Somalia e il resto dell'Africa orientale è la guerra

di ALEX PERRY
Per la fine di giugno e l'inizio di luglio, quando le capre erano ormai sparite e le ultime mucche si erano accasciate sulle zampe per morire, gli uomini avevano detto alle famiglie che era ora di partire. A Daynunay, Haji Hassan e i figli hanno raccolto tutti i loro averi - qualche straccio, bottiglie di plastica, un paio di vecchie pentole - e si sono diretti a Mogadiscio, a 250 km verso Est.
Ad ogni villaggio attraversato, il gruppetto cresceva, trasformandosi dapprima in una colonna di centinaia, poi di migliaia, e infine di decine di migliaia di profughi, via via che milioni di uomini, da un capo all'altro della Somalia del sud, abbandonavano le loro abitazioni. Con poca acqua a disposizione e solo foglie da mangiare, i bambini e gli anziani sono stati i primi a soccombere: un nipote di Hassan è stato seppellito nel punto in cui è crollato a terra. Bagey Ali, 50 anni, che ha percorso a piedi 300 km da Qansax Dheere, riferisce di aver visto sette persone che «si sono sedute a terra e sono morte». Quando i suoi figli hanno cominciato a barcollare, lungo i 500 km di cammino da Baoli, Bishar Abdi Shaith, 60 anni, se li è caricati sulle spalle. «Quando mi sono accorto che erano morti, li ho seppelliti lungo la strada». Gli sono spirati tra le braccia due ragazzi e tre bambine.
In Somalia assistiamo oggi a un esodo di massa, allo svuotamento di una metà del paese, un evento senza precedenti, di dimensioni bibliche. Che cosa lo ha scatenato? La causa più immediata è stata la siccità. Non è piovuto a sufficienza lo scorso ottobre nell'Africa orientale, le piogge sono mancate di nuovo ad aprile ed entro i primi di agosto le Nazioni Unite avevano stimato che 12,4 milioni di persone rischiavano di morire di fame nella regione compresa tra Gibuti, Etiopia, Eritrea, Kenya, Somalia e Uganda.
Ma com'è accaduta una simile tragedia? Perché non si è fatto nulla per prevenirla? E come mai milioni di somali erano così sicuri di non ricevere alcun aiuto che si sono messi in marcia con le loro famiglie attraverso il deserto, una marcia della morte? Le risposte svelano che è stata la guerra tra le milizie islamiche e gli Stati Uniti e i suoi alleati la causa diretta di questa catastrofe umanitaria.
Chiedo a Bagey Ali quando è stata l'ultima volta che è piovuto a Qansax Dheere, e lui si mette a ridere e si stringe nelle spalle, cercando di ricordare. «Due anni fa - dice - forse quattro». La Somalia del sud si estende nel Sahel, quella fascia di terra arida che attraversa tutta l'Africa a sud del Sahara. Mezzo secolo fa, la pioggia era scarsa, ma le siccità si ripresentavano ogni decina d'anni. Oggi invece si manifestano ogni due anni, e nelle aree dove El Niño e La Niña influiscono sulle stagioni, non ci sono state piogge a sufficienza per un decennio. Qui siamo di fronte a cambiamenti climatici gravi e micidiali. L'organizzazione per l'agricoltura e l'alimentazione delle Nazioni Unite afferma che la siccità di quest'anno è la peggiore dagli anni 1950-51 e l'effetto combinato di stagioni successive senza pioggia significa che un'area geografica, delle dimensioni della Francia, nell'arco di soli 50 anni è stata completamente desertificata.
Ma la siccità si limita a impostare le condizioni della fame: solo l'intervento umano può scatenarla. Anche il sud degli Stati Uniti è stato colpito dalla siccità, ma gli americani non muoiono di fame. Perché? Perché gli americani vivono in un paese ricco e ben governato. Allo stesso modo, il motivo per cui non si è visto il ripetersi della carestia del 1984 in Etiopia, che causò la morte di un milione di persone, si spiega con i progressi fatti da allora in gran parte dell'Africa orientale.
La grande differenza tra la Somalia e il resto dell'Africa orientale è la guerra. I somali sono in lotta gli uni contro gli altri e vivono in un paese senza governo da vent'anni. Forse un milione di persone sono morte in questo interminabile conflitto. Tra i sintomi della mancanza totale di legalità c'è ovviamente la pirateria. Un altro è l'ascesa degli islamisti. Quella che era iniziata come una guerra tra i signori di clan rivali si è trasformata, nella seconda decade, in una lotta tra signori della guerra e militanti islamici che vogliono imporre la stretta osservanza della Sharia. L'ala più estremista degli islamici si è poi raccolta nel gruppo di al-Shabab, «la gioventù». Da quattro anni, al-Shabab combatte contro il governo federale di transizione (Tfg).
Gli Stati Uniti rappresentano il principale protagonista internazionale in questa vicenda. Dalla battaglia del 1993, conosciuta con il nome di Black Hawk Down, quando diciotto soldati americani perirono nel tentativo di prestare soccorso a una missione statunitense impegnata a distribuire aiuti umanitari alle vittime di una precedente carestia, e i corpi di due militari furono trascinati per le strade di Mogadiscio, ben pochi cittadini Usa hanno rimesso piede in quella città. Ma Washington tiene d'occhio la situazione. E quando al-Shabab si alleò con Al Qaeda, anche questa organizzazione si ritrovò nel mirino degli americani.
Ancora fino a un anno fa al-Shabab era in fase di ascesa. Sembrava pronta a impadronirsi di Mogadiscio e aveva annunciato il suo debutto internazionale nel luglio del 2010 inviando due attentatori suicidi a Kampala, in Uganda, che fecero 76 vittime. A quel punto, una nuova iniziativa americana aveva preso piede. Nel 2008 il ministero degli esteri americano aveva dichiarato al-Shabab un'organizzazione terroristica, e ogni intervento in suo aiuto si trasformava nel reato di favoreggiamento. Al-Shabab ha cominciato così a impadronirsi degli aiuti umanitari per sfamarsi e per rivenderli. Il furto delle derrate alimentari è assai diffuso, ma quando al-Shabab è stato definito gruppo terroristico, ecco che sono stati penalizzati tutti gli operatori umanitari e i funzionari americani che aiutavano, anche involontariamente, al-Shabab. Sul finire del 2009 gli Stati Uniti avevano bloccato circa 50 milioni di dollari di derrate alimentari dal territorio di al-Shabab nella Somalia del sud, dichiarando di non avere altra alternativa legale. Ai primi del 2010 gli Stati Uniti hanno imposto agli operatori umanitari di rifiutarsi di pagare i pedaggi introdotti da al-Shabab, se volevano continuare a ricevere finanziamenti americani. Da parte sua, nel gennaio del 2010 al-Shabab ha espulso gli operatori del World Food Programme (Wfp), dicendo che gli aiuti alimentari creavano dipendenza e che l'organizzazione agiva su mandato americano: il 60 percento degli alimenti distribuiti dal Wfp proviene infatti dagli Stati Uniti. Al-Shabab inoltre sosteneva che gli operatori del Wfp erano corrotti e gli investigatori occidentali inviati a controllare le operazioni del Wfp nella Somalia del sud confermarono per l'appunto che dal 25 al 65 percento degli aiuti venivano scremati dagli addetti ai lavori e rivenduti nei marcati.
In realtà la Somalia del sud non godeva di alcun aiuto esterno e di nessuna rete di distribuzione affidabile attraverso la quale smistare i rifornimenti di emergenza in caso di catastrofe. Mark Bowden, il coordinatore umanitario delle Nazioni Unite per la Somalia, aveva già fiutato la crisi imminente e oggi accusa gli Stati Uniti di combattere la sua guerra con gli aiuti umanitari. «Non stiamo più parlando degli aspetti pratici di distribuire i soccorsi con le dovute tutele», ha riferito Bowden ai giornalisti nel febbraio del 2010. «Ormai si presta assistenza solo se c'è un ritorno politico».
Nel breve periodo, la strategia americana ha avuto successo. Al-Shabab si è ritrovato gravemente indebolito sia per la mancanza di cibo che per la perdita dei finanziamenti dal Medio Oriente, a causa degli sconvolgimenti politici in quelle aree. Il gruppo è stato lacerato da diserzioni e da sanguinose divisioni interne sull'opportunità o meno di accettare gli aiuti umanitari. Il 6 agosto, al-Shabab si è ritirato da Mogadiscio.
Ma le difficoltà che avevano impoverito le poche migliaia di combattenti di al-Shabab hanno spinto milioni di somali nel baratro della fame. Le stesse regioni dominate da al-Shabab sono quelle oggi devastate dalla carestia. Qui sono scesi in campo il Comitato internazionale della Croce Rossa, diverse organizzazioni benefiche islamiche, un manipolo di Medici senza Frontiere e gli operatori locali dell'Unicef. Tutto qui. Le Nazioni Unite stimano che si riesce a raggiungere solo il 20 percento dei 2,8 milioni di somali del sud in attesa dei soccorsi. Il Wfp, il gigante degli aiuti umanitari il cui slogan proclama «vogliamo sconfiggere la fame in tutto il mondo», è assente.
Quando gli è stato chiesto se gli Stati Uniti hanno involontariamente contribuito a scatenare la catastrofe umanitaria, Bruce Wharton, il vice segretario di stato americano per gli affari africani, ha scelto con cautela le sue parole. «Le sanzioni americane contro al-Shabab non impediscono e non hanno mai impedito la distribuzione dei soccorsi in Somalia, compreso in quelle regioni che sono sotto il controllo di al-Shabab». Anche se corretto sotto il profilo tecnico, Wharton non dice che l'effetto pratico delle sanzioni americane è stato precisamente quello di bloccare la distribuzione degli aiuti nella Somalia del sud.
Gli alleati di Washington nel governo di transizione non esitano a esultare per i vantaggi strategici che la fame ha messo a loro disposizione. La fame è «l'occasione per arrivare in tutto il paese», ha detto il primo ministro del governo di transizione, Abdiweli Mohamed Ali.
Il giorno in cui visito il reparto infantile dell'ospedale di Banadir, 35 letti, è appena morto un bambino di 7 anni, di nome Umar. Il giorno dopo due bambini di un anno lo seguono, un piccino di 18 mesi si spegne pochi minuti dopo il nostro arrivo e Abshir, un bambino di 9 anni che ne dimostra 4, muore quella sera stessa. Nelle visite successive, imparo a riconoscere i bambini degli accampamenti, e mi sembrano molto più sofferenti, tormentati da vomito, diarrea, crisi respiratorie, gli occhi rovesciati all'insù.
Banadir non ha più il suo cimitero. I profughi hanno costruito capanne e una scuola di fortuna sulle tombe. Mentre i parenti setacciano Mogadiscio per reperire un fazzoletto di terra grande abbastanza per accogliere il corpicino di Umar, resto accanto alla madre, Khalima, 38 anni, mentre osserva l'infermiere che lava il corpo emaciato del figlio e lo avvolge in un sudario bianco. Sulle nostre teste, invisibile, ronza un drone Predator. Poi, nella scuola costruita sul cimitero qui accanto, i bambini si mettono a cantare.
Time/Corriere della Sera

mercoledì, settembre 07, 2011

Africani, i reietti della nuova Libia

Dal Corriere della Sera, un interessante articolo di Lorenzo Cremonesi.

Africani, i reietti della nuova Libia

Caccia agli immigrati africani voluti da Gheddafi:
donne stuprate, fame, razzismo e abusi

Dal nostro inviatoLORENZO CREMONESI
SAYAD (Libia)_ «Cinque giorni fa sono stata violentata. Per mezz’ora, contro una barca. Da due uomini armati di mitra. Si davano il cambio. Prima si sono messi il preservativo. Poi mi hanno spinto al riparo delle imbarcazioni da pesca sulla banchina e costretta ad aprire le gambe con le braccia in alto, le mani appoggiate alla fiancata. Mi hanno presa da dietro. Non faceva troppo male. Ma li ho odiati. Mi sono sentita sporca, umiliata, abusata. Non potevo fare nulla, solo subire e piangere». Parla quasi con un sussurro Cinzia Swizzy, vent’anni, nigeriana, immigrata a Tripoli nel 2009. Sino a due mesi fa lavorava come aiuto-estetista nel cuore della citta’ vecchia. Ma la guerra ha sconvolto la sua esistenza, come quella di altre centinaia di migliaia (forse oltre un milione) di africani ai quali la politica delle «porte aperte» al continente sub-sahariano voluta da Muammar Gheddafi aveva permesso di venire in Libia.
BRACCATI - Da ospiti di riguardo, occasionalmente utilizzati dalla dittatura come «carne da cannone» per ricattare l’Italia e l’Europa sul rischio immigrazione illegale, a massa di diseredati, braccati dalle forze della rivoluzione, che al peggio li considera mercenari pagati dal Colonnello per reprimere le opposizioni, e al meglio come presenze sgradite, da espellere il prima possibile. Cinzia e’ una di loro. Ma particolarmente debole. Ha l’aria da ragazzina, molto fragile nel suo vestitino a fiori strappato che le arriva alle ginocchia, lasciandole scoperte le gambe magre, segnate da graffi freschi. Accetta di parlare solo dopo lunghe insistenze. Rivela il nome. Ma non vuole assolutamente essere fotografata. «Quella sera siamo state violentate in cinque. Ci hanno prese a caso, tra i gruppi di rifugiati che bivaccano qui tra i barconi da pesca tirati in secco. Io parlo con un giornalista solo perché magari potrà servire che vengano fermate le violenze contro le donne africane in Libia», dice seduta su di una stuoia. Attorno la ascoltano appena. Sono talmente abituati agli abusi, che un racconto in più non fa impressione. Colpisce molto di più che la ragazza parli con un occidentale. «Queste cose vanno tenute tra noi», osserva rabbioso un marcantonio con un bastone in mano. Ma poi si allontana.
MIRAGGIO EUROPA - L’abbiamo incontrata nel campo profughi di fortuna a Sayad, una trentina di chilometri a ovest della capitale. Una volta era noto come centro di addestramento del terrorismo internazionale. Secondo il piccolo contingente di ribelli armati, che ora monta di guardia ai cancelli sfondati, qui ci venivano i palestinesi di Fatah negli anni Settanta, i militanti dell’Ira, dell’Eta, Abu Nidal, gli estremisti islamici filippini legati ad Abu Sayaf, persino le Brigate Rosse e quelli della Baader Meinhof. Nel 1986 la base venne bombardata dagli americani, che colpirono tra l’altro anche le casematte del vecchio fortino italiano costruito negli anni Trenta. Da allora e’ diventata il punto di partenza piu’ importante delle «carrette del mare» che portano i clandestini verso Lampedusa. Da circa un mese e mezzo proprio tra le imbarcazioni arrugginite sono raggruppati un migliaio di africani. Quasi tutti si sono liberati dei passaporti. «Non vogliamo tornare a casa. Mandateci in Europa», recitano in coro. Tutti giovani o giovanissimi, arrivati da Sudan, Nigeria, Mali, Ciad, Costa d’Avorio, Togo, Camerun. Il campo non ha un vero ordine. In generale gli anglofoni stanno da una parte e i francofoni dall’altra.
NOTTI DI PAURA - Tutti ovviamente negano di essere mai stati mercenari di Gheddafi. Anche se un paio di ragazzi del Camerun ammettono che «purtroppo qualche soldato africano volontario nell’esercito del Colonello potrebbe nascondersi tra noi». Per lo piu’ si dicono vittime del «razzismo antiafricano delle nuove forze che comandano in Libia». Mancano di tutto. Per una settimana si sono ridotti a bere acqua di mare e mangiare un intruglio di farina sporca, olio di semi ed erbe raccolte nei prati e cotto su fuochi all’aperto. Ogni tanto gli attivisti di Medecins Sans Frontieres portano camion carichi di bottiglie d’acqua e si scatena il finimondo. La notte per loro e’ un incubo che si consuma nella paura in attesa dell’alba. «Ci riuniamo in piccoli gruppi. Le donne in mezzo per difenderle dai ribelli libici che ci vorrebbero violentare - racconta ancora Cinzia -. Aspettiamo. Ma non sappiamo bene cosa. Non credo ci sia piu’ posto per noi nella nuova Libia del dopo Gheddafi. Io vorrei scappare, partire, sparire».